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COMMEMORATION

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Rudaki Samarghandi
 

Rudaki Samarghandi

 

 

(Dja’far ibn Muhammad ibn Hakim ibn Abd-ol Rahman ibn Abu Abdullah ibn Adam)

Rudaki Samarghandi, est considéré comme le grand poète épique et lyrique iranien de 10ème siècle, le chef promoteur et le pionnier de la poésie persane. Il est un des premiers poètes importants pour composer des poésies dans la nouvelle langue persane, dite Dari.

Bien qu'on ait sur sa vie peu de données biographiques certaines, mais il savait par cœur, selon Muhammad Aufi, le Coran a l’âge de 8 ans et s’adonnait tôt à la poésie. Aufi  déclare que Rudaki a été aveugle de naissance, mais il y a des détails dans sa poésie qui rendent cette déclaration peu crédible.

Il est né à Banodj, un des hameaux de Rudak, région de Samarkand, et mort en 940.

Rudaki était le poète officiel de la cour de Nasr ibn Ahmad ibn Ismail, l’émir Samanide  (914-942) à Boukhara.

Il a  aussi fait l'éloge de Abol Fazl Bal’ami, ministre célèbre et lettré de  Samanide. En retour  ce dernier  l’a respecté et l’a encouragé dans la composition de  Kalileh et Demneh.

Il fut le maître d'Abol-Hassan Shahid Balkhi ainsi que  d'autres poètes.

Il a vécu dans les honneurs mais il est tombé hors de  faveur. Sa vie s'est terminée dans l'oubli et la pauvreté.

Selon certains textes documentaires, le nombre de ses poèmes dépasse d’un million trois cent mille vers, mais malheureusement une partie intéressante de son œuvre y compris la traduction persane de la version arabe de Kalileh et Demneh et quelques d’autres masnavis sont perdus au cours du temps

Les fragments, les sonnets (ghazals), les élégies (qasidas), les quatrains (robai) et les vers épars qui restent, témoignent son habilité de toutes les techniques de la poésie. Ses poèmes sont sans précédent pour leur délicatesse, solidité et perfection essentielle et formelle. Rudaki est le poète  de la nature, du printemps, de la jeunesse,  de la joie et de la gaieté. Il chante :

 

شاد زی با سیاه چشمان شاد

که جهان نیست جز فسانه و باد

Sois gaie avec des belles aux yeux noirs,

Ce monde n’est qu’une  fable et il se passe comme du vent 

Son Elégie qui commence  par

مادر می را بکرد باید قربان

بچه او را گرفت و کرد به زندان

« Il faut sacrifier la mère du vin

Et mettre en prison l’enfant du vin»

 

est une des plus célèbres poèmes persans concernant le vin (Khamriaat).

D’après Rudaki :

هرکه نامخت از گذشت روزگار

هیچ ناموزد ز هیچ آموزگار

Celui qui n’apprend pas du passage du temps,

N’apprendra rien d’aucun enseignant.

 

 

 
 
 
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