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COMMEMORATION

LIENS

Attar Neyshabouri
 

Attar Neyshabouri

 

Farid-od Din Abou Hamed Mohammad ibn Abou Bakr Ebrahim ibn Issaq Attar Kadkani Neyshaboori est l'un des plus grands poètes, auteurs et penseurs mystiques Irananiens, qui a composé au moins 45.000 distiques et beaucoup de travaux brillants de prose.  Il a été né à Kadkan, un village près de Neyshabour. A sa jeunesse il a largement voyagé et il a visité l'Egypte, la Syrie, l'Arabie, l'Inde, et l'Asie centrale. Il a fait également un pèlerinage à la Mecque.  Pendant ses voyages Attar a rencontré un grand nombre Sufi et de contemplatives.

Le mot « Attar » signifie « épicier », « droguiste », «herboriste», «parfumeur». Attar était un droguiste pharmacien riche et réussit à Neyshabour, mais selon Dawlatshah Samarghandi, dans son Tazkarat-osho’ara  (Mémoires des poètes), une fois un vieux derviche vient à la porte de son droguerie et  Attar ne s’occupe pas de lui. Le derviche lui demande « comment tu mouras, Seigneur ? » Attar répond « j'e mourrai de même façon que toi ». Le derviche dit « Est-ce que tu pourras vraiment mourir comme moi ? »  Attar répond « Oui ». Ensuite, le derviche s’allonge par terre, il met son bol de bois sous la tête, il prononce « Allah », et il meurt dans un instant. Cet événement change complètement la vie d’Attar. Il découvre son but, et profondément impressionné par cet événement, il vende son magasin, renonce à son travail et pour arriver à la connaissance de la « Réalité », qui est l'essence du mysticisme, il se retire dans un règlement de Sufisme sous la direction du Rokne-Din Akkaf, le guide spirituel renommé, et il s’adonne à la contemplation.

Sauf son Divan (Recueille de poèmes) comprenant sonnets (ghazals), les élégies (qasidas), les chansons mystiques délicats et éloquent, Attar a composé les excellents Masnavis (poèmes dont les vers ont deux à deux une rime) exquis, ravissants  et éloquents.

Les masnavis d'Attar sont: l’Asrar namé (Le livre des mysteres),  l’Elah inamé (Le livre divin) le Mosibat namé (Le livre de malheur), le Vasiyat namé (Le livre des conseilles), le Bolbol-nameaz (Le livre d’hirondelle), le Siyah namé (Le livres de Syavash), Khosro namé (Le livre de Khosro), le Lesan-ol-Gheyb (Langue d'invisible), le Shotor namé  (le livre du chameau),…

Les deux masnavis du Musibat namé et du Elahinamée ont été écrits quand Attar était encore engagé dans des affaires de drogue.

الهی نامه کاسرار عیان است

به داروخانه کردم هر دو آغاز

چه گویم زود رستم زین و آن باز

 

Le Musibat Namé qui est le malheur du monde,

L’Elahi Namé, qui est les secrets ouverts,

Je les commençai dans la droguerie

Je me débarrassai tôt de ces livres

 

Parmi ses masnavis le  Mantequ't-Tayre (La conversation des oiseaux) est le  plus ravissant et le plus éloquent. C’est une poésie allégorique et mystérieuse de plus de 4600 distiques. Le sujet de ce masnavi est la conversation des oiseaux qui sont à la recherche d’un oiseau mystique dite « Simorgh » (qui signifie littéralement « trente oiseaux ») sous la conduite de Hodhod (houppe) qui les aide sur le chemin vers l'avant. Dans ce masnavi, des oiseaux sont les symboles des débutants et les disciples, la houppe est le symbole du guide spirituel, et le Simorgh est le signe de la « Réalité absolue En faite, selon Attar il y a une montée de l'âme pour l'homme, par lequel il puisse atteindre à la « Lumière des lumières ». Tout d'autre est mortel, périssable, et passager, mais l'âme humaine est immortelle et demeurera pour toujours près de Dieu. Mais la manière n'est pas facile à suivre, elle est longue et laborieuse. Elle doit être poursuivie avec l'effort incessant et par des travaux durs et des douleurs. Ainsi, les oiseaux chacun à sa façon commencent à s’excuser pour faire le chemin, qui est le symbole des attachements d’ici bas qui s’empêchent l’homme d’aller vers Dieu. La recherche pour atteindre  le Simorgh continue quand même  par les oiseaux restants. Ils traversent « les sept vallées de l’amour » de la recherche: vallée d’ eshgh « l'amour », vallée de ma’refat « la connaissance », vallée d’esteghna « l'indépendance », vallée de towhid « l'unification », vallée de heyrat « la stupéfaction » et vallée de faghr et fana « le dénuement et l'annihilation ». A la fin du chemin ils ne restent  que trente oiseaux épuisés et fatigués qui sont les véritables plongeurs de la mer de la connaissance. C'est la conception de Sufi de « Fana Fillah » (l’annihilation dans Dieu). Le Mantequ't-Tayre fournit une excursion intéressante dans le royaume de l'esprit.

مقامات طیور ما چنان است

که مرغ عشق را معراج جان است

 

Les conversations des oiseaux de l’amour

Est l’ascension de l’âme de l’oiseau de l’amour

 

Attar avait passé des années en rassemblant les vers et les énonciations des saints de Sufi et en fixant l'information de leurs vies et pratique. Le fruit de ce travail a été une œuvre  célèbre intitulé le  Tazkaratul-owliya (Mémoires des saints) sur la vie et la pensée des mystiques.

Dans sa retraite, Attar restait absorbé dans la contemplation de l'essence divine.

L'enseignement d'Attar a été considérablement apprécié même dans sa propre vie.

Selon certains textes, quand Baha-e Din Mohammad et  son fils, Jalal-e Din allaitent en Iraq, ils ont eu l’honneur de visiter le Shaykh Attar a leur passage à Neyshabour, et Shaykh a donné un exemplaire de son Asrarnamé a Jalal-e Din qui etait un petit enfant a l’epoque.

Mowlana Jalal-e Din Rumi a indiqué:

 

Attar fut un esprit, Sanai fut ses deux yeux.

Je viens suivre cet esprit et ses deux yeux.

عطار روح بود و سنایی دو چشم او

ما از پی سنایی و عطار آمدیم

 

Attar a été mort en 627 Hijri (1229 apr. JC) a l’âge de cent dix ans, et il a été enterré près du tombeau de Khayyams a Nayshabour.

 

 
 
 
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