Sunday, February 18, 2018 فارسي|French
 
Home|Iran|Islam|Persian Language|FAQ|Contact Us|Links|Sitemap
titre
entrée
nom d'utilisateur :   
mot de passe :   
[envoyer]
Inscrivez-vous à la newsletter
Nom :   
courrier :   

Connaissons l’Iran (N° 1 , 2 , 3 , 4 , 5 , 6 ,7 , 8 , 9 , 10)     

PAR :   -Dr . Mohammad ali Basiri

           -Fathipour Reyhaneh

         

 La géographie

Situé entre la Mésopotamie et l’Asie, l’Iran est un immense plateau montagneux d’une altitude moyenne de 1000m. Deux chaînes montagneuses délimitent ce plateau. La chaîne montagneuse d’Alborz est juste au nord, la plus  haute est nommée Damâvand avec 5647m de hauteur. Très riche en pétrole et en gaz, il y a la chaîne du Zâgros ayant une forme diagonale qui s’étend du nord-ouest au sud-ouest sur plus de 1000km dont Dena et Zardkou sont les plus hautes. Deux grandes plaines se tiennent à l’ombre de ces chaînes montagneuses : la plaine de Kavir et la plaine de Loute. Au nord on voit la mer Caspienne entre la province du Gilan et la province du Mazandaran, elle est la source du pétrole, du gaz et du caviar. Au sud, la terre de soleil, le Golfe Persique brille débouche sur la mer d’Arabie puis sur l’océan indien. Il est le berceau de l’histoire des nations anciennes comme les Soumeris, les Alamis et les Kaldanis.
En ce qui concerne le climat de l’Iran, il faut dire qu’il varie d’une région à l’autre, au nord il fait frais et humide, au sud la chaleur et l’humidité règnent pendant l’été, et au centre on sent le vent qui souffle, sec et aride. Ce pays est le pays de quatre saisons. On vous conseille de visiter l’Iran le printemps (fin mars à fin mai) et l’automne (mi-septembre à mi-novembre).
L’Iran est l’un des plus grands nombres de pays frontaliers, ses frontières ont été fixées au XIXe siècle. Les voisins de nord sont la Russie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan et le Turkménistan. Les frontières de l’ouest sont occupées par l’Irak, et la Turquie. A l’est l’Iran est voisin d’Afghanistan et du Pakistan, et au sud c’est la Péninsule Arabique.
Au milieu du Golfe Persique et la mer Oman se trouve un passage marin  étroit qui est appelé Tang-e Hormoz et possède une situation stratégique, on y trouve quelques ïles dont les plus grands sont Qechme et Bahrein. Khârk, Kish, Tomb-e Kouchak, Tomb-e Bozorg et Abou Moussa en sont les autres.
L’Iran possède de différentes régions géographiques : 1- La région montagneuse (de l’ouest à l’est), 2- Les deux plaines (Kavir et Loute), 3- La région de la mer caspienne, 4- La région désertique et sèche du centre.
Les fleuves et les rivières en Iran sont pratiquement modestes et pas navigables, car la pluie est saisonnière et irrégulière,  seule Kâroun qui passe par Ahvaz peut être utilisé pour naviguer, il débouche au Golfe Persique. A Ispahan on trouve Zayand-e roud elle débouche au marais Gavkhouni. Au nord les rivières d’Arasse, Sefidroude, Atrake et Gorgan coulent vers la mer caspienne.
Le nombre des lacs en Iran est limité, le lac de Oroumieh au nord-ouest, Van à Kurdistan de l’Iran, Maharlou et Neiriz sont à la province de Perse, à l’ouest Hamoun et enfin le petit lac de Hoz Sultan qui est entre Téhéran et Qom.
Le territoire d’Iran possède plusieurs mines comme le fer, le charbon, le marbre, l’or, l’argent, la plombe et le mercure, il y a peu de gens qui ne savent pas que l’Iran est l’un des grands pays du pétrole et du gaz (le 4e pays producteur du pétrole mondiale).
L’agriculture est la principale source de revenue en Iran. Etant donnée que l’Iran possède de différents climats, les systèmes des productions sont variables, par exemple dans les régions sèches, on travaille avec la méthode de culture sèche c’est-à-dire que le système d’irritation se fait avec de petits ruisseaux qui coulent sur la terre. Il est évident que le système d’irritation moderne est déjà remplacé. Les plaines de Caspienne produisent du thé, du tabac, des oléagineuxs, du coton, du sucre et l’essentiel du riz. Le sud produit surtout des orangers et des palmiers dattiers, alors que l’orge, le blé, les oléagineux, les pommiers ou la vigne sont cultivés un peu par tout. La pistache, des fruits secs, des légumes et des fruits sont les principaux produits pour l’exportation. 


-Dr. BASIRI MOHAMAD ALI

-Fathipour Reyhaneh

 

l’Iran (N° 2)

Histoire de la Civilisation Iranienne

         

 

Du néolithique aux Proto-Elamites                                                 

                                                         

À l’ouest de l’Iran, l’Elam est un haut pays montagneux qui côtoie la plaine de mésopotamie. Mentionné à plusieurs reprises dans la Bible, il correspond à la plaine de la Susiane et aux montages du Zâgros qui la bordent. Il marque l’extrémité orientale du Croissant Fertile, qui s’étend de la Syrie au Zâgros : c’est là, dans cette jonction géographique de l’Europe et de l’Asie, que se trouvent les premiers témoignages d’une civilisation sédentaire, agricole et urbaine.

          La préhistoire iranienne est encore mal connue. Des silex taillés attestent de la présence de l’homme paléolithique venu de l’Afrique en Iran il y a au moins ~50'000 ans. Dans l’histoire de l’humanité des changements profonds interviennent dès le ~ XIe mil. Et sont l’aboutissement d’une longue évolution antérieure. Alors que les populations nomades vivaient de chasse et de cueillette, elles se sédentarisent, domestiquent des animaux (les moutons, les chèvres, puis les bovins) et construisent des villages en pise puis en brique crue. Au  ~IXe mil. Les premières céréales (l’orge le blé) sont cultivées. L’agriculture, avec son économie et son mode de vie, se met en place et influence l’organisation des villages et de la société. Dans tout le Moyen-âge, la céramique (terre cuite) se répand au  ~ VIIe mil.

          C’est pas à pas, au fil des vestiges, que nous pouvons suivre cette « révolution » néolithique, qui marque le passage à une économie villageoise, sédentaire et agricole. Les sites fouillés en Anatolie (Chantal Hüyük), en Cisjordanie (Jéricho), en Syrie (Tell Halaf), en Mésopotamie (El Obeid), nous renseignent sur les étapes d’un développement lent, graduel et diversifié. En Iran, de nombreux villages apparaissent dans la vallée de la Susiane et sur le plateau : les ruines superposées de leurs constructions forment aujourd’hui des collines artificielles (tapeh). En Mésopotamie comme en Iran, une autre étape est franchie entre le  ~IVe et le  ~IIIe mil. : l’urbanisation

          En Mésopotamie, où des Sumériens et des Sémites se sont installés dans les plaines traversées par le Tigre et l’Euphrate, le développement de la société et du commerce favorise la naissance de la ville. Alors que les maisons des villages néolithiques étaient construites sans plan précis, les édifices des villes sont organisés en fonction des besoins et de la structure de la vie religieuse, politique et économiques. Fortement hiérarchisée, l’organisation sociale est couronnée par un roi-prêtre qui fait communier la population avec le Divin. Des administrations sont constituées, des sceaux et des tablettes comptables sont envoyées pour des échanges commerciaux. A la fin du  ~ IVe mil, l’écriture apparaît : d’abord la cunéiforme en Mésopotamie, puis les hiéroglyphes en Egypte. Au millénaire suivant, les textes (archives administratives, hymnes religieux, récits mythiques) et multiplient et permettent de nommer les dynasties, de connaître la religion, de suivre la mémoire des événements : l’histoire est née.

          Les cités se développent aussi bien en Mésopotamie (époque d’Uruk) qu’en Elam. En Iran, Suse, l’une des plus anciennes villes du monde, témoigne de ces transformations et constitue la référence de l’histoire ancienne du pays. D’abord village néolithique fondé vers  ~ 4000, elle se transforme en ville au tournant des  ~ IVe et  ~ IIIe mil. De la ville sumérienne d’Uruk, Suse emprunte le sceau-clyindre et une compatibilité écrite. 

          Alors, la première civilisation de l’Iran se trouve à Suse (sud ouest de l’Iran) rois mille ans avant Jésus. A cette époque là, on fabriquait des vaisselles et des récipients dessinés en céramique, on a aussi inventé la roue, avec le métal on fabriquait des épingles et comme on vient de dire on a découvert l’écriture cunéiforme.

          Les Elamites : Les Elamites sont les habitants d’Elam, Leur vie date de quatre-vingt ans avant le Jésus. Leur capitale était Suse, Khosestân, Lorestân et les monts de Bakhtiari font partie d’Elam. De point de vue lexical, Elam veut dire un haut pays (montagneux). Leur race est dispersée dans les côtes du Golfe Persique jusqu’aux Indes. Les Sumérites y font partie, on les considère principalement de la race Aryenne. A l’aide des Sumérites, les Elamites ont appris la pictographie. Ils adoraient les forces naturelles, ils croyaient que la vie est plaine d’âme, leur dieu s’appelait Chouchinak, ils étaient idolâtres comme les Babelites et dans chaque ville il y avait une idole, donc la religion des Babelites et les Elamites se ressemblaient beaucoup. En 640 le roi Assyrien envahit et détruisit le royaume d’Elam.

L’immigration des Aryens en Iran

          La race des Aryens était d’une race blanche qui vivait autour de la Mer Caspienne, au fur et à mesure, ils se sont dispersés en Inde, en Europe et en Iran 2000 ans avant Jésus. Ils ont formé les langues et les races Indo-européenne, le nom d’Iran vient des Aryens qui désigne la terre des Aryens, dans l’Avesta et Zoroastre aussi, on trouve ce même mot. Pourtant on ne sait pas grand-chose sur les origines des Aryens, seulement on les localise généralement dans les steppes de l’Asie centrale.

          Selon Hérodet, l’historien grec, les Aryens sont de 12 branches : Les Mèdes, les Parthes…

La religion des Aryens ressemble beaucoup à celle des Indiens. Dans leur famille le père est le chef qui garde toujours allumé le feu de la maison, la femme est la maîtresse de la maison et bien respectée.

          Leur histoire est partagée en quatre parties :

1-     L’ancienne période, début de VIIIe siècle jusqu’à la deuxième moitié du VIIe siècle chrétien.

2-     La période intermédiaire : la première moitié du Ie siècle de l’hégire jusqu’à la règne des Safavides.

3-     La nouvelle période des Safavides jusqu’à la monarchie constitutionnelle.

4-     La période contemporaine qui dure depuis la monarchie constitutionnelle jusqu’à présent.

L’ancienne histoire de l’Iran est partagée en 5 périodes :

1-     La période des Mèdes ou des Elamites

2-     La période des Achéménides ou la domination totale des Aryens en Iran.

3-     La période Macédonienne et Séleucides (la domination d’Alexandre-le-Grand en Iran).

4-     Le gouvernement des Parthes.

5-     Le gouvernement des Sassanides, la période de la guerre entre l’Iran de Zoroastre et le Rome chrétien et Byzance.

L’histoire de l’Iran a été analysée par deux façons :

Soit par les recherches archéologiques, soit par les récits racontés de l’ancienne ère, de génération en génération, comme exemple nous pouvons présenter l’oeuvre de Hakim Abolghasem-e Ferdosi « Livre des rois ».    

           

- Dr . Mohammad ali Basiri

-Fathipour Reyhane

 

 

Connaissons l’Iran N°3
La fondation des dynasties de l’Iran avant l’Islam

C’est autour des deux chaînes montagneuses d’Alboz et Zagros et au nord à côté des rivières qui débouchent à la Mer Caspienne que les centres populaires et puis les dynasties iraniennes ont été formés. La population augmente avec l’élevage puis le jardinage et la féodalité par l’irritation et la culture sèche.

Le royaume des Mèdes :

Le royaume des Mèdes s’étend du sud de la Mer Caspienne et Dasht-e Kavir au centre de l’Iran, jusqu’à la Golfe Persique, une région forestière, verte avec des rivières. Leur capitale était Elam (Suse). Ils étaient limitrophes avec les assyriens. Très riche en mines, ils exploitaient du cuivre, ils ont découvert le pétrole que l’on appelait l’huile matérielle, ils l’utilisaient pour leurs flambeaux et leurs torches. Les routes de l’ouest et de l’est passaient par la civilisation des Mèdes.

Le gouvernement des Mèdes :

D’une race aryenne, les Mèdes ont régné pendant un siècle. Leurs tribus ont décidé de fédérer et de construire un état uni sous la domination d’un roi pour se délivrer de la tutelle assyrienne. Cette unité fut l’œuvre de Déiokès fondateur de la dynastie Mède et de la ville d’Ecbatane (Hamâdan), et de son descendant Phraortès I, il a été tué par les assyriens. Après lui sont fils Hovokhoshtore a fait la guerre pendant un certain temps avec ses adversaires et des assyriens mais il finit par un accommodement. Au ~ VIe siècle les Mèdes sont absorbés par l’Empire achéménide fondé par les perses, et au sein duquel ils conserveront néanmoins un rôle privilégié : sur les bas-reliefs de Perspolis, des gardes perses et mèdes se tiennent côte à côte. Les guerres entre la Perse et la Grèce sont appelées « médiques ».

La civilisation des Mèdes et les divisions administratives :

Les mèdes possédaient de fermes organisations administratives et militaires, leur centre était Ecbatane (Hamâdan), et les citoyens avaient les mêmes droits et les devoirs égaux, si bien qu’ils dominaient aux autres tribus.


La culture de l’Empire des Mèdes :

Ils portaient des fourrures, les riches la fourrure du guépard et les pauvre celle de mouton, ils mettaient aussi des chapeaux de feutre et des chaussures pointus.

L’écriture des Mèdes

Les monuments historiques montrent que l’écriture existait dans la civilisation des mèdes, c’est une écriture de cunéiforme qui trouve ses racines dans l’écriture des perses. La langue et l’écriture des perses et des mèdes se ressemblaient tellement qu’ils pouvaient très bien se communiquer.

La religion des Mèdes :

La plupart des mèdes comme des assyriens étaient idolâtres, ils possédaient des sculptures la moitié homme et la demie animale. Zoroastre, l’adorateur du feu, étant contre la religion des mèdes, a été obligé de fuir vers l’est de ce pays.

L’art des Mèdes :

Travail sur le bronze, c’était l’art des mèdes, les sculptures et les tablettes sont les témoins des images des animaux, les portraits des personnages et les décorations qui se trouvent à Hamadân, Kermanshah et Ghasr-e shirin.

Les classes sociales :

Les guerriers, les nobles et les bergers sont les principales classes sociales des mèdes, mais après les clergés et les artisans y ont été ajoutés.

Les organisations des Mèdes :  

 Avant la fondation d’un état, l’organisation politique des mèdes était la féodalité, avec la formation d’un état, en gardant les droits des familles et des gouverneurs, le roi prend le roi.

 

La période des Perses (les Achéménides ~ 330 ~ 500 av.J)

 L’un des événements importants de l’ancienne histoire de l’Iran, est la fondation de l’état Achéménide qui dominait deux tiers du monde. Les perses ont régné 25 siècles consécutifs, leur race était des aryens qui venaient d’autour de la Mer Caspienne en Iran. Selon Hérodote, ils avaient 6 tribus citadins et villageois et 4 tribus nomades.

Le règne de Cyrus I :

 Cyrus, le fils de Cambyse I, sa mère est la fille du dernier roi Mède Astyage. Après avoir vaincu les mèdes, il poursuit ses conquêtes et se rend maître du royaume des mèdes et des perses. Voici maintenant ses buts :
A l’est : établir la sécurité.
A l’ouest la conquêt de la Mer de Rome.
Au nord : la conquête de l’Asie mineure.
Mais il s’est sacrifié pour atteindre ses buts. La première attaque de Cyrus était à l’Asie Mineure où Crésus était le roi qui s’est livré à Cyrus. Ensuite, il est allé vers la Mer Méditerranéen pour conquérir la Grèce et enfin il passe par Djihoun (Amou-daria) pour envahir Balkh et Marv à l’est.

L’échec du Babylone

L’attaque suivante de Cyrus était à Babylone qui se situait à l’est de l’Iran. Le roi de Babylone avait affaiblit pour deux raison : a) Son occupation à réparer les vieux monuments et ses voyage consécutifs, il avait confié sa place à son fils Balthazar qui était un homme inexpérimenté, b) Un mécontentement public de Balthazar qui augmentait sans cesse le taux des impôts. Alors, en arrivant à Babylone Cyrus reçoit un assez bon accueil de la part des babyloniens, il existe deux déclarations qui attestent cet accueil : la déclaration des diseurs de bonne aventure (prêtres) et son propre déclaration.
 Cyrus a ajouté la Syrie à ses colonies, il a libéré les juifs qu étaient sous l’oppression du gouvernement de Babylone, il reconstruit leur temple à Jérusalem. Finalement Cyrus étant au nord de l’Asie centrale pour écraser les révoltes, a été tué et son fils Cambyse lui succède. Dans toutes les guerres Cyrus était un homme juste et populaire, si bien qu’il est devenu le roi des rois d’un grand gouvernement (les autres rois étaient sous sa domination).  


 Cyrus est l’un des rois qui possède une célébrité universelle et éternelle, il est parmi les 3 hommes connus entre les gens d’antiquité, Cyrus, Alexandre et César. Il doit sa célébrité à trois éléments :
a) Les prophètes des Hébreux l’ont beaucoup glorifié, les tenant de l’Ancien Testament aussi le respectent en appelant son nom.
b) Selon les historiens, Cyrus était le fondateur d’un royaume qui n’a jamais existait auparavant, de Djihoun (Amou-daria) jusqu’à la Mer de l’Ouest et la Mer Rouge.
c) La célébrité n’était pas due de ses expéditions et la conquête du monde, mais de son courage, sa générosité et son respect envers des religions, des dieux et des coutumes des pays conquis (Il se mettait à leur place et il leur choisissait un roi parmi leur propre nation).

Cambyse (522-529)

 La politique de Cambyse était basée sur la continuation des conquêtes de son père Cyrus. Son expédition en Egypte était son but le plus important, le roi de l’Egypte, Amatis II qui connaissait bien le pouvoir des Achéménides, avait fait des contrats militaires avec Chypre et l’île de Samous, pourtant en 526 Cambyse a attaqué l’Egypte, mais avant de partir il a tué clandestinement son frère Bardiya pour que dans son absence en Egypte, il n’occupe pas le pouvoir.
 Le roi de l’Egypte pensait que Cambyse l’attaque par la mer mais au contraire Cambyse est entré par la Syrie. Après la mort du roi de l’Egypte, un homme bien fort et actif, son fils Psammétique III qui n’avait pas les mêmes caractères que son père, lui succède. Les perses ont vaincu l’Egypte en occupant la capitale dans une région appelée Pelusel et par les canaux comme Memphis. Cambyse ne se contente pas de l’Egypte, il pensait aussi à conquérir l’Afrique, mais, il n’a pas réussit dans son attaque à Ethiopie. En entendant la nouvelle les égyptiens aussi ont fait la révolte, pourtant il arrive  à les écraser pour deux raisons : certains prétendent que c’est parce qu’il a détruit des temples et le Boeuf Saint et d’autres qui disent que non seulement il a  maîtrisé la révolte, mais aussi il entre par les actions affectives qu’il avait envers des Mongols.
Etant en Egypte, on lui apprend que le Faux Bardiya en promettant au peuple d’exempter trois ans d’impôt, a occupé sa place. Alors en revenant en Iran, Cambyse sera mort (soit par la suicide ou selon certains à cause de sa blessure).
Le Faux Bardiya s’appelait Gaumata qui ressemblait à Cambyse. Mais les soldats de Cambyse, en restant fidèles à la famille des Achéménides ont révolté contre lui. Parmi les sept fidèles perses contre Gaumata, Darius prend le pouvoir et très vite après captif de Darius, Gaumata sera exécuté.

     Dr. Mohamad Ali Basiri       
     Reyhane Fathipour
  

Connaissons l’Iran  N°4

La royauté de Darius  (~ 486- ~ 521 av. J)
Darius I (~522-486) se prétend le descendant des Achémènes, son grand père Arsamès et son père Hystaspe (Vistaspa en perse, Gustaspen en persan moderne) furent chacun le roi d’une région en Iran. Les problèmes des révoltes et de l’insécurité, tout au début de son règne étaient à l’origine de longue absence du Cambyse (4ans) et la succession du faux Bardiya pendant 7 mois. Pourtant il mâte les révoltes et l’insubordination des Satrapes, réforme l’administration : grand conquérant, il donne à l’empire sa grandeur maximale, en l’étendant jusqu’aux rives du Danube, de l’Indus et du Sirdarya. Pendant son règne, les guerres médiques éclatent : après une révolte en Ionie, Darius I attaque les cités grecques, mais il est vaincu à la bataille de Marathon (~490). Voici ses démarches :
- Renouveler les systèmes administratifs du pays, c’est-à-dire qu’il a crée les unités gouvernementales nommées Satrape qui désigne le roi et le gouverneur en choisissant un chef. Ils avaient le pouvoir militaire, ils prélevaient des impôts,  ils battaient des monnaies métalliques en argent et cuivre. Selon Nagshe-e  Rostam (le portrait de Rostam) le nombre des Satrapes étaient 30 personnes, mais les grecques prétendent cedi de 26.
- Remarquable organisateur, il est aussi un grand constructeur : il fonde des palais à Suse et à Persépolis et une route nationale avec 111 airs (stations) pour les caravanes et les forces de l’armée, les caravanes mettaient 90 jours pour y passer alors que le roi  et ses compagnons en mettaient une semaines.
- Il a aussi organiser une grande armée renommée Lachgar-e Djavidan c’est-à-dire l’Armée Immortelle pour la sécurité totale du pays, 10 000 hommes dont 400 furent les cavaliers et des infanteries.
- En creusant un canal entre la Mer Rouge et la Mer Méditérenne pour aller et le retour des prêtres, on dit que Darius y était présent.
- Pour faciliter les commerces, il a battu des monnaies métalliques.
Le règne de Xerxès ~465~486 (av.J)
Xerxès fût le fils de Darius  et Atossa la fille de Cyrus. Durant son règne, il y a eu des révoltes en Egypte, mais avec beaucoup de courage il les a maîtrisé en choisissant son frère Satrape au titre du roi de l’Egypte. Puis avec les appareils guerriers que Darius avait construit, il est parti pour conquérir la Grèce. Il a attaqué par la mer et la terre, il possédait presque 2'641'610 hommes de différents pays.  Enfin, il a conquis la Turquie et la Grèce, pourtant après son retour il a perdu un certain nombre de ses régions conquis pour des raisons suivantes : 
- Ses cavaliers  ne furent pas doués pour faire la guerre dans les régions montagneuses ;
- Le sentiment du patriotisme chez les grecques et leur résistance envers les perses ; 
- Du fait de na pas avoir un bon plan guerrier et un conflit marin illogique ;
- A l’inverse de Cyrus, ils ne s’appuyaient pas sur leur sens rationnel.
Pourtant en dépit de ces défauts, pendant un certain temps ils ont gardé le pouvoir en régnant sur Athènes et Sparte.
Les Achéménides (~559- ~330 av.J)
Après la mort de Xerxès, les rébellions continuent pendant 4 ans. En 464, le fils de Xerxès, Artaxerxés arrive au pouvoir. Il a maîtrisé la révolte de l’Egypte, mais, il fût renversé par les Grecques en acceptant de ne plus intervenir dans leurs affaires sauf les bateaux de commerce continuent leurs activités sur les ports. Ensuite Xerxès II, le fils d’Artaxerxés, puis Darius II, son deuxième fils et Artaxerxés II, le fils de Cyrus que les Grecques l’appelaient Mnémon c’est-à-dire celui qui a de la mémoire, Artaxerxés III le fils d’Artaxerxés, Arsès le fils d’Artaxerxés III,  ces deux derniers ont été tués par Bagoas, ont arrivé au pouvoir l’un après l’autre. 
Darius III Origines de son règne  
Darius est membre d'une branche collatérale de la dynastie des Achéménides, étant le fils d'Arsamès et de Sisygambis et le petit-fils d'Ostanès, lui même fils de Darius II et frère d'Artaxerxès II. Il accède au trône à la suite des crimes de l'eunuque Bagoas qui assassine en -338 Artaxerxès III puis le fils de celui-ci, Arsès, en -336. Il envisage rapidement un sort identique pour Darius, sans doute moins docile que prévu, mais celui-ci anticipe son empoisonnement en faisant lui-même boire à Bagoas la coupe fatale que celui-ci lui a destinée. Considéré par les Perses comme un guerrier d'élite, Darius semble appuyé par une grande partie de l'aristocratie et de l'armée. Une tradition antique en vigueur chez les Macédoniens, prétend que Darius aurait été l'un des esclaves de Bagoas.
Darius, bien qu'auparavant satrape d'Arménie, a encore peu d'expérience politique. Il parvient toutefois à faire de la Phénicie une satrapie et à ramener l'ordre en Égypte. Il tente d'imposer la domination perse dans un empire de plus en plus miné par les ambitions des satrapes et menacé par l'expansionnisme macédonien.
Lutte contre Alexandre
Le règne de Darius est exclusivement marqué par la lutte contre les Macédoniens. Dès -336, Philippe II envoie un corps expéditionnaire en Asie Mineure mais son assassinat retarde les projets d'invasion. Lorsque Alexandre traverse l'Hellespont au printemps -334, Darius ne prend pas tout de suite la mesure de l'événement ; il laisse aux satrapes et à Memnon de Rhodes, le chef des mercenaires grecs, le soin d'arrêter l'armée macédonienne. Mal préparés, ceux-ci sont battus à la bataille du Granique en -334. Darius concentre alors une nouvelle armée en Babylonie et fait en Syrie sa jonction avec les mercenaires grecs. Darius, qui commande en personne, est vaincu à la bataille d'Issos en -333. Non sans avoir tenté de résister à l'assaut de la cavalerie lourde macédonienne, il prend la fuite, laissant son char et ses attributs royaux (son arc, son bouclier et son manteau), ce qui est un véritable déshonneur selon les codes de la royauté achéménide. Surtout, Darius bondonne la famille royale à son sort : sa mère, son épouse Stateira et leurs enfants sont en effet capturés par Alexandre.
Ne pouvant empêcher Alexandre de conquérir la Phénicie et l'Égypte, il a le temps de former une nouvelle armée en intégrant cette fois-ci nombre de contingents des satrapies orientales (dont quelques éléphants de guerre). Il prend soin de choisir cette fois-ci un terrain favorable à son innombrable cavalerie et à ses char à faux, mais il est définitivement vaincu à la bataille de Gaugamèles en -331. Il prend la fuite vers les montagnes de Médie mais, abandonné par tous ses fidèles, il est assassiné par Nabarzane et le satrape Bessos qui se proclame roi de Perse en juillet -330.
Darius est enseveli par Alexandre, avec d'immenses honneurs, dans la nécropole royale de Persépolis. Le Macédonien se considère en effet comme son légitime successeur et épouse sa fille Stateira lors des noces de Suse en 324. Alexandre prend donc logiquement sa suite dans les chroniques impériales.
Postérité
Une tradition historique tend à dépeindre Darius en roi dont la lâcheté n'aurait d'égal que le piètre talent de stratège. On peut déjà nuancer ce propos en arguant de la faiblesse même de l'empire perse face à l'expansionnisme macédonien. Darius montre par ailleurs un certain talent militaire en parvenant à se placer sur les arrières de l'armée macédonienne avant la bataille d'Issos.
Il convient surtout souligner l'inadaptation de la tactique militaire perse sur le champ de bataille. Selon un code très ritualisé, Darius se tient juché sur son char au centre de l'armée, de manière hiératique et majestueuse, protégé par le bataillon des 10 000 Immortels et la garde équestre des Parents du Roi. Il ne peut, paralysé dans un dispositif figé, véritablement résister à la charge de la cavalerie des Compagnons, comme le montre bien la Mosaïque d'Alexandre. Malgré l'esprit chevaleresque de ses cavaliers, Darius ne dispose pas d'une armée et d'un commandement capable de faire face à la force d'impact de l'armée macédonienne
Alexandre le Grand (~ 330-~323 av.J)
Lasse de la domination perse, les cités grecques unissent leur force pour s’en délivrer. Alexandre, qui succède à son père Philippe assassiné, mène les opérations militaires. Roi de Macédoine à vingt ans, il a reçu une éducation guerrière et politique, mais aussi philosophique et littérature, grâce à son précepteur Aristote. En ~334, il débarque avec près de 50'000 hommes en Asie mineure. Il y remporte sa première victoire sur les Perses. Puis il prend possession des villes grecques de la côte Ephèse, Milet, Halicarnasse, où se trouvait l’une des merveilles du monde (le masoule du satrape Masoule). Il hiverne à Gordion, près de l’actuelle Ankara, où il tranche le nœud gordien. La bataille d’Issos (en Cilicie), en ~333, est un tournant l’armée perse, commandée par Darius II lui-même, est défaite, et le roi des roi doit s’enfuir. Victorieusement, Alexandre le Grand descend en Phénicie et gagne l’Egypte ~332. A Memphis, il se fait sacrer pharaon, puis il fonde Alexandrie. En ~331, le conquérant grec et ses troupes partent pour la Mésopotamie. Ils traversent l’Euphrate et le Tigre, et vainquent l’immense armée de Darius III à Gaugamèles. Une à une, et sans combats, les cités achéménides sont prises, avec leur trésorerie immense, leur prestige et leur importance stratégique. Babylone, Suse, Persépolis, qu’Alexandre fait incendier en ~330n et Pasargades, où se trouve le tombeau de Cyrus II. Réfugié à Ecbatane (Hamadân), Darius III lève une nouvelle armée, mais les difficultés l’obligent de fuir à nouveau vers l’est. Un complot, mené par le satrape Bessos, le fait finalement assassiner. Alexandre peut alors se proclamer le nouveau roi de l’Empire perse et se poser comme un héritier lointain de son fondateur.
Les causes de l’échec de Perse :

- Les rois oppresseurs des Achéménides sauf Darius I et Cyrus le grand, qui ont préparé le terrain pour leur affaiblissement ;
- La démocratie de la société des grecques et leur peuple qui avait une éducation guerrière, ce qui n’était pas le cas des perses ;
- Ne pas avoir une résistance sérieuse devant Philippe ;
- Malgré l’esprit chevaleresque de ses cavaliers, Darius ne dispose pas d’une armée et d’un commandement capable de faire face à la force d’impact de l’armée macédonienne ;   
- L’intervention des femmes dans les affaires politiques après Darius I et Cyrus le Grand ;
- Le taux augmenté des impôts, le mécontentement public et les révoltes consécutives ;
- Les rois Achéménides se livraient à la débouche et la convoitise.
 
  
Dr. Mohammad Ali Basiri

  Reyhane Fathipour
     

 

 

 

 

 

Connaissons l’Iran N° 5


La civilisation d’Iran à l’époque des Achéménides

La royauté des Achéménides s’étendait de l’Océan Indien et la Mer  Adriatique (à l’est et au nord de Djihoun) jusqu’à la Mer Rouge. Les inscriptions achéménides, à Bisutun ou à Persépolis, nous révèlent une conception sacrée de la royauté. Le roi tient son trône et son rayonnement d’Ahura Mazda, c’est le dieu même qui accorde les victoires à la guerre, l’autorité sur les peuples, la pérennité de l’empire. La royauté ne fut pas absolue et se limitait  aux coutumes. Le roi ne refusait pas les épithètes de Dieu. Il ne profitait pas de son pouvoir, et consultait le sommet les 7 chefs de familles courtoises. Le roi choisit sa femme parmi les 7 familles courtoises. La reine règne sur les femmes et a le droit de prendre le trône et intervenir dans des affaires politiques.
Le roi possédait des ministres, des courriers et des journalistes. Il eut de grandes organisations administratives régulières pour le prélèvement des impôts dans les 26 et 30 provinces de l’Iran. Le taux des impôts dépendait de la population et le pouvoir économique des provinces.
L’armée du roi disposait dix milles gardes surnommée Les Immortels, les soldats permanents du roi car un guerrier disparu était immédiatement remplacé, en sorte que le nombre restait dix mille. Il possédait aussi l’infanterie et les cavaliers prêts à défendre les provinces. Au moment de la guerre il marchait au milieu de la troupe. De longs bateaux guerriers en 3 rangs fonctionnaient pour transporter les chevaux et les cavaliers. Les juges et les tribunaux étaient présents pour résoudre les problèmes du pays comme le meurtre et le viol selon les lois du roi.
 L’Empire été traversé par des routes royales et veiné de routes secondaires, soigneusement entretenues et gardées. Elles étaient ponctuées de relais, de magasin et d’hôtelleries, qui permettaient des déplacements rapides et sûrs. Pour traverser la principale route royale qui faisait mille kilomètre, il fallait mettre 3 mois à pied et 15 jours à cheval. Les premières monnaies métalliques en or et en argent y ont été battues par Darius pour les salaires et le prélèvement des impôts. A l’époque des achéménides, de vraies banques ont été crées pour garder les biens et les documents des propriétés. Ils avaient leur propre calendrier et chaque année avait 9 mois.
Les nobles (les 7 familles courtoises),  les prêtres et les agricoles étaient leur classe sociale. L’agriculture prospère grâce aux canaux sous terrains (Ghanât) qui seront d’ailleurs protégés par l’Etat. L’industrie aussi y avait une place brillante. Sur les ports du Golfe Persique et la Mer Oman, le commerce avait cours. Ils étaient animistes et aussi Mithraïstes, pourtant leur vrai dieu ce fut Ahura Mazda, et Ahriman leur symbole  (principe du mal dans la religion de Zoroastre).
De point de vue traditionnel, ils étaient très hospitaliers, avoir beaucoup d’enfant surtout des garçons fait partie de leur coutume. Ne pas mentir et dire la vérité, faire du cheval et tirer aussi étaient les principes qu’ils apprenaient à leurs enfants.
Ils avaient leurs propres bijouxn leurs propres habits. Leur langue était Sanscrite, celle du livre saint des Indien et Avesta, avec une écriture cunéiforme. La langue Babylonienne et Egyptienne aussi étaient courantes. La forme de leur architecture venait d’autres régions mais de leurs propres innovations. Nous pouvons les observer dans les deux palais de Pasargades et Takhte Jamshid, ce dernier, était considéré comme un centre spirituel et politique pour les cérémonies religieuses. En hiver les rois des achéménides étaient à Suse, une capitale ancienne avec un climat modéré. La peinture a eu un très grand succès à l’époque des achéménides, les inscriptions, les sculptures, les travaux sur le métal et la pierre à Suse en sont les témoins, à Pasargad et à Takhte Jamshid.

Les relations culturelles d’Iran avec l’Est et l’Ouest à l’époque des achéménides

Etant entre la guerre et la paix, les relations des iraniens avec les grecques dans les domaines de la guerre, l’éducation, et le gouvernement étaient réciproques.
En ce qui concerne la philosophie, les Iraniens apprenaient la philosophie de Platon et les grecques celle de Zoroastre. En Inde aussi on voit les signes de la culture et la civilisation des l’architecture, l’art, l’organisation militaire et la construction des palais des Iraniens.

Les Séleucides (~ 312- ~ 64)

La royauté d’Alexandre n’a pas duré longtemps (4ans). Ses généraux successeurs, les « diadoques » se fond la guerre pendant quarante- deux ans. Puis l’empire est divisé en trois : La Macédoine aux Antigonides, l’Egypte aux Lagides et l’Asie aux Séleucides.
Fondateur des Séleucides, Séleucos Ier Nicator (« le victorieux ») est un ancien satrape de Babylone, marié à une noble perse, Apamée. Son royaume, presque aussi grand que celui des achéménides, ne cessera d’échapper aux contrôles de ses successeurs et de se morceler. Après lui, son fils Antiochus III prend le pouvoir. La politique des Séleucides s’appuie surtout sur le développement du commerce avec le Rome et la Grèce.
Les raisons de l’échec des Séleucides sont les mêmes que des achéménides, comme les guerres avec les autres, les révoltes et les injustices. Pourtant ils ont crée un art perso- grec. Les exportations ont été développées, les routes et les caravansérails ont été construits et la discrimination raciale entre les Iraniens et les Grecques a rapidement disparu.

La dynastie des Arsacides 

Selon certains points de vue, l’origine des arsacides vient des parthes. Leur royauté s’étend entre la Mer Caspienne et la Mer Aral (Semnan et Khorasân d’aujourd’hui). Arsace fut le fondateur. Profitant de la faiblesse politique des Séleucides, il conquiert en vingt ans une large partie de l’Iran et soumet Babylone, Séleucie et Uruk. Nous pouvons divisé l’époque des arsacides en 3 parties :
1) Etablissement du gouvernement des Arsacides et l’échec des séleucides : de la révolution d’Arsace jusqu’à la royauté de Mithridate I (~ 171~139).
2) L’épanouissement des arsacides et leur compétition avec la Rome, de la royauté de Mithridate jusqu’à la fin du règne de Blache I.
3) La décadence des Arsacides.

Il y a 250 ans av.J.C, deux frères Arsace et Mithridate ont occupé Tadjen. Ils ont attaqué les parthes et ont tué le roi. Deux ans après Arsace le fondateur de la dynastie a été tué. Alors, son frère le succède, il a choisi sa capitale à la frontière de la Mer Caspienne, la Russie et l’Iran, il a régné 37 ans. Arsace III (Ardavân I), Arsace IV, Arsace V, Arsace VI (prisonnier des parthes, on l’appelait le Darius des arsacides), Arsace VII (qui a prit la royauté de Forat et Harât), Arsace IX (Mithridate II), il a conquis Arménie, il a établit les relations entre l’Iran et la Rome par la Chine), Arsace X, Arsace XI (le fils du Arsace X, Farhad III), Arsace XII et Arsace XIII sont les treize Arsace de la dynastie Arsacide.

               Dr. Mohammad Ali Basiri  
               Reyhane Fathipour 
   
  


           Connaissons l’Iran N° 6

Arsace XIII

Il est l’un des plus célèbres des rois arsacides. Pendant son règne, quelques guerres éclatèrent entre l’Iran et le Rome pour conquérir l’Arménie. Les frontières d’Irak et la Syrie aussi étaient en train de changer à son temps. Le commandant des arsacides fut Paker, le fils de Arad, Paker a été tué dans l’une des guerres entre l’Iran et le Rome pour conquérir Damas, alors le père renonce à la royauté à cause de la mort de son fils et confie le règne à son aîné Farahâd ou Arsace XIV.
Les attaques et les révoltes intérieures continuent, mais enfin, les romains ont aperçu qu’ils ne peuvent plus dominer l’Asie et l’est. Alors, à part la difficulté de conquérir l’Arménie, les liens d’amitié s’établirent entre l’Iran et le Rome.
Farhâd fut empoisonné par son fils Farhâdak d’une mère romaine. Il a pris le trône après son père avec le nom Arsace XV ou Farhâd-e V. Les romains étant contents de cet évènement perd leur chance, car Arsace XV aussi sera tué par les révoltes persanes et Arsace XVI prend sa place qui lui aussi sera tué dans un lieu de chasse. Arsace XVII, l’un des fils de Farhâd arrive de Rome et prend le pouvoir, mais ayant une éducation occidentale, il a suscité la haine des perses et a perdu le règne en fuyant en Syrie, où il a été tué. Arsace XVIII, Ardavân-e III (des conflits entres ses fils), Godarz ou   Arsace XX, Arsace XXI et après 7 mois son fils Arsace XXII, Arsace XXIII ou Blache I, l’un après l’autre régnèrent. Le frère de Arsace XXIII, Tirdâd, est devenu le roi d’Arménie, il reprend son trône des romains et fut parti en Italie avec sa famille et ses 3000 milles soldats, il a été couronné par Néron, le roi de Rome de l’ouest. Sa capitale était l’Arménie et les conflits entre les perses et le Rome ont éteint. Une nouvelle civilisation, battre les monnaies sur lesquelles il y avait des gravures avec un symbole du temple de feu et un prêtre entrain de sacrifier, le texte d’Avesta, la construction d’une ville et un centre commercial sont les résultats de son rège. Portant au fur et à mesure il affaiblit et Arsace III ou Khosrô prend sa place.
A son temps, après 50 ans du calme, les guerres furent reprises entre l’Iran et le Rome. L’Empire romain a conquis l’Arménie et la capitale des parthes Tisfoun, il a enlevé la fille de Khosrô et fut parti vers le Golfe Persique et Inde. Cependant, les perses ne sont pas restés calmes, et ont repoussé les romains en récupérant la capitale.
Arsace XXV, Blache III, le roi des parthes est devenu le roi des arsacides et a fait une expédition vers la Syrie, à Tisfoun, il a encore attaqué les romains et il les a enflammé. Après sa mort, son fils, Arsace XXVI, Blache IV, puis les fils de Blache IV c’est-à-dire Blache V et Ardavan-e V ont régné dans les régions de l’ouest d’Iran. A cause des conflits entre Blache V et Ardavan-e V et l’Empire romain, le roi de Rome à été tué. Alors pour un certain temps l’empire perse s’est agrandit jusqu’à l’ouest et avec l’arrivé des Sassanides et le grand pouvoir d’Iran, ils ont même régné jusqu’à la mer méditerranéenne.

La civilisation des Arsacides

Au centre d’Iran, leur royaume s’étend : au nord de Caucase à Khazar, au sud, d’Arabie Saoudite à la Mer Oman, à l’est de Hi Malia à Panjab, et à l’ouest de la rive Forât jusqu’à Palestine et Damas.

Les organisations d’Etat Arsacide

La succession du règne était électorale. Le pouvoir du roi se limitait entre les mains du conseil des nobles (les 6 familles royales) et le conseil des clergés. Il y avait aussi une organisation intérieure peu solide.

L’Armée

Ils avaient  une garde royale permanente, les cavaliers et les infanteries dont leur budget était à la charge du commandant. Les parthes étant fort dans les guerres défensives, ne possédaient guère les forces marines.

Les impôts

Un prélèvement logique. La politique des impôts des arsacides ressemblait à celle des Séleucides. Un impôt pour les produits d’importation et d’exportation fut prévu.

Les monnaies en pièce

En argent, en or, en cuivre et en bronze, les pièces ont été battues avec des gravures des gestes des rois prêts à faire la guerre. Dans certaines régions, les pièces en or romaines aussi étaient en échange avec la monnaie perse.

Le calendrier

A l’époque des arsacides, il y avait deux calendriers Séleucide et Parthe. Les Séleucides en imitant des grecques et des macédoines avait un calendrier de 12 mois dont le début fut le commencement de leur règne 312 av.J.C. Mais les parthes avaient le même calendrier solaire du 12 mois.

Les classes sociales

Malgré le manque d’information sur ce sujet, nous pouvons les diviser en trois parties :
- Les nobles, les savants et les féodales ;
- Les prêtres ayant un grand pouvoir, ils choisissaient le roi au cours du conseil commun ;
- Les agricultures, le roi leur louait la terre et les surveillait.

La religion

La religion des parthes est inconnue, pourtant, ils adoraient un ensemble des notions de la nature. Les grecques adoraient leurs ancêtres en fabriquant leurs statues. Sur leurs monnaies on voyait les gravures des déesses grecques. En effet, la religion des parthes fut un mélange de zoroastrisme, mithraïsme et animisme. Ils respectaient les autres religions et soutenaient les juifs.

Les coutumes

La guerre, la chasse et la pêche furent leurs principales activités. Ils mangeaient de la viande et buvaient du vin. Leurs instruments de music furent la flûte et le tambour avec lesquels ils jouaient et dansaient dans les cérémonies. Ils étaient polygames, mais une femme officielle avec un contrat de durée illimité qu’ils choisissaient parmi les filles courtoises et ne se mariaient pas avec les proches. La stérilité, l’absence des règles, faire la magie et la dépravation de la femme sont les cas où le mari a droit de divorcer sa femme, et la peine de mort pour une femme qui trahit son mari. Les peines ne correspondaient pas aux pêchés. Pourtant ils avaient une bonne conduite envers les captifs, les prisonniers et les réfugiés.

La langue et l’écriture

La langue aryenne avec les mots sokaïs qui donnaient la langue pahlavi fut leur langue. Les rois arsacides connaissaient la langue grecque et écrivaient sur la peau. Leur écriture fut aussi arménienne avec des mots pahlavis. Et celle des grecques était cunéiforme.

L’industrie et le commerce

L’Iran fut le centre du commerce du monde. Il avait des ports. Il exportait des métaux, des peaux, des tissus, des animaux, des oiseaux, du riz, du safran, des épices, de l’asphalte, du bois, de l’huile minérale, du verre, de la porcelaine et des matières de la peinture. Les parthes encourageaient les commerçants car ils touchaient des impôts du commerce. Ils organisèrent aussi pour eux la police pour les accompagner.

L’agriculture

Le micro agriculture, la féodalité avec une bonne revenue, et l’appartenance des terres à l’Etat, en sont les étapes.  L’irritation fut part les canaux souterrains (Ghanât). 

L’urbanisme, l’architecture et l’art

Tisfoun, Hétré et Firouz Abad furent les villes qui ont été construites au temps des parthes. Les bâtiments étaient à long toit avec le sérail et des balcons. Souvent un plan iranien et une décoration grecque, la peinture et la sculpture des parthes arrivent à son apogée. Ils sculptaient sur la dentine. Le temple d’Anahita (à Kermanchah) est un mélange de l’art perse et grec. Le village de Sarepol-e Zahab, Bistoun à Kermanchah, le temple de Hamadân, Alhezr (entre Tigre et Euphrate) en sont des exemples.

               Dr. Mohammad Ali Basiri
               Reyhaneh Fathipour

 

 Connaissons l’Iran N°7

Les Sassanides (224-651)


La renaissance de l’Iran est grâce à la dynastie sassanide. Leur berceau fut l’empire perse, l’ancienne terre d’Iran.
De Sassan, le fondateur éponyme de la dynastie, nous savons seulement qu’il était un prêtre du temple d’Anahita à Istakhr, dans le Fârs. Ardashir Ier (220-241),  le premier « roi des rois » sassanides, est son petit fils.
Né dans le Fârs, déjà berceau des Achéménides, il prend le pouvoir à Istakhr et fonde la ville de Firuzâbâd, puis il se révolte contre son suzerain, le dernier roi parthe Artaban IV, qu’il vainc en 224. Il poursuit ses conquêtes et étend sa domination sur plusieurs provinces et la Babylonie. Son fils, Shahpur Ier (241-272), s’attaque à l’Empire Kushan à l’est, pénètre en Asie centrale (Samarkand, Tachket), en Bactriane et dans la vallée de l’Indus. En Mésopotamie et en Syrie, il est plusieurs fois victorieux des Romains : en 260, l’empereur Valérien et 70,000 légionnaires sont emmenés en Perse, où ils construiront des barrages, des ponts et des routes et laisseront quelques descendants dans le Khuzestân : des Iraniens aux chevaux blonds et aux yeux bleus. Shahpur Ier adopte le titre de « roi des rois d’Iran et du non-Iran ». Fondé sur les anciennes structures parthes, l’empire se constitue, ses institutions sont réorganisées, des villes sont fondées, l’art se développe. Dotée d’une armée puissante, d’une administration efficace et d’un pouvoir centralisé, l’Empire sassanide est la dernière grande manifestation de l’Iran préislamique : une bonne part de l’Iran musulman n’aurait jamais été ce qu’il est sans les Sassanides.
En effet, ils étaient tellement forts que le monde civilisé de l’époque a été divisé entre eux et Rome. Ils ont même maîtrisé la féodalité et leurs événements mythiques ont été réalisés.
L’Empire perse se situait au sud-est du plateau de l’Iran , le centre de l’empirique de l’univers Achéménide qui avait une importance politique, mais, leur centre économique culturel était à l’ouest de l’Iran (Ilam-Mésopotamie). Alexandre a beaucoup tenté de détruire le pouvoir et les possibilités des Achéménides, mais il n’a pas réussi.
Ardashir a régné 15 ans, il a étendu son royaume   partout en Iran, et même en Arménie après 10 ans de sa résistance. Il a formé un empire de Forat (Euphrate) à Marv, Harât et Sistân. Il considérait Rome comme son grand ennemi, et il a même conquis certains émirats romains. Il a fondé un petit émirat arabique à Hiré pour empêcher l’attaque des occidentaux par Sahara, la Syrie et l’Arabie Saoudite. A l’est, il est avancé jusqu’à Djihoun et Kharazm.
Ardashir a laissé la piste de tous ses conquis sur Naqsh-e Rostam. Il fut un homme brave, un chef et un guerrier. Il a construit des villes. Le pouvoir du roi ne dépendait pas aux pouvoirs des ethnies mais à ceux des prêtres. (En Iran chaque fois que la religion s’intègre dans le pouvoir politique et économique, on voit un épanouissement de la civilisation comme à l’époque de Dariyus et d’ Ardashir (Arsène). Ardashir, lui-même prêtre, a déclaré une religion officielle et a donné l’ordre de ramasser les livre saints.

Les démarches de Ardashir :

1- L’établissement d’un centre politique. Il a aussi donné des titres aux rois régionaux considérés comme des nobles ;
2- Le ramassage des Avestas qui avait été commencé depuis le Blache Ier ;
3- Officialiser la religion de Zoroastre.
4- L’encadrement des citoyens et des employés dans les classes sociales ;
5- La lutte contre le luxe et l’interprétation de la limite de          subsistance pour chaque classe ;
6- Créer des organisations administratives et une sécurité publique dans tout le pays ;
7- Faire revivre l’armée immortelle de Darius ;
8- Réduction de punition et supprimer la loi de couper la main ;
9- Battre l’immoralité (les iraniens y sont très sensible depuis l’antiquité). 
A son temps, Ardashir a associé son fils dans son pouvoir, et dans son vivant, il confie le pays à son fils. Héritier d’un pays bien organisé, il a quelques guerres avec les romains souvent victorieux. Dans l’une de ses guerres, surnommée Gordian, le roi de Rome a été assassiné, pourtant on dit qu’il a été tué par la tyrannie de Philipe, son successeur.
En 260, au cours des autres guerres avec Rome, on a captivé le roi de Rome (Valérien) avec de nombreux de ses soldats, on les a utilisé pour construire des pont et des barrages comme Band-e Geissar, Shushtar et Desful. Avec l’affaiblissement de Rome l’Arménie et Le Géorgie sont devenus sous la domination des perses. Le roi perse a développé les sciences qui venaient de l’Inde et de la Grèce comme la médecine, l’astronomie et la philosophie en encourageant les écrivains à les rédiger et les composer. 
Après Shapur Ier, son fils Hormozd Ier (273-272), puis Bahram I et Bahram II (273-276) (pendant son règne, l’Arménie et la Mésopotamie ont été conquis de nouveau par Rome), ensuite Bahram III, Hormozd- II (il a été vaincu par les romains) ont pris le pouvoir. En 309 Azarnousse prend le trône, pourtant les nobles étant contre lui, le mo’bed (le prêtre zoroastrien) a déclaré que la femme du roi attend un garçon, alors ils ont pendu le trône au palais jusqu’à la naissance de Shahpur II. Pendant son règne, l’Iran fut face à une instabilité intence. Tirdâd, le roi de l’Arménie en tournant vers Rome a déclaré la chrétienté comme la religion officielle, ce qui les a approché de plus en plus à Rome. Cependant Shahpur a réussi de reconquérir l’Arménie et les régions de Tigre. On dit qu’après Alexandre le Grand, l’Iran n’a jamais eu une puissance si fort. Shahpur a régné pendant 70 ans et a fait retourner la grandeur et la gloire de la perse et les états d’Azerbaïdjan, Kurdistan et Khuzestân sont devenus calmes.
Ardashir III (le frère de Shahpur II) (379-383), Shahpur III (338-383), Bahram IV (388-399) furent des rois craintifs, les nobles leur dominaient en les paralysant et les empoisonnant, par la suite l’Arménie a été divisée par l’état de l’est et de l’ouest entre l’Iran et Rome. A son temps Bahram IV ou Yazdgerd-e I pouvait occuper Rome à cause de ses conflits intérieurs, pourtant il s’est montré très tolérant et il les a même protégé. Parmi les fils de Yazdgerd, Bahram a pris le trône. (Il s’agit d’une histoire entre les deux frères, c’est-à-dire que pour pouvoir prendre la couronne, il fallait battre avec deux lions et celui qui réussit à tuer les deux animaux récupéra la couronne, et c’est Bahram qui l’aura).
Il a essayé de faire convertir les arméniens de Chrétienté à Zoroastre, en faisant une guerre violente contre les chefs religieux et en détruisant leurs temples, pourtant, malgré la construction des temples du feu, les Arméniens sont restés chrétiens.

 


Dr. Mohammad Ali Basiri
      Reyhaneh Fathipour

 

 

Connaissons l’Iran N°8

 

La suite du règne des sassanides

 

Hormizd (459-457) le fils aîné de Yazdguerd II prend le pouvoir. A son temps, les conflits intérieurs religieux, la famine et la division des chrétiens (ils donnent deux natures à J. Christ : la nature divine et celle d’humaine) touchent beaucoup le pays.

Les guerres intérieures, l’attaque des barbares à Caucase et Djihoun ont causé la faiblesse des sassanides. Avec la mort de Hormizd, au début les nobles ont choisi le frère de Firouz, mais en raison de son faiblesse, ceux derniers décidèrent de donner le trône à Qobâd (496-488) le fils de Firouz. Qobâd étant sous la domination des aristocrates, la situation aggrave et devient instable surtout de point de vue économique la pauvreté et la misère régna partout.

Le roi qui hésitait entre les nobles et son peuple a enfin maîtrisé les nobles à l’aide de son peuple (Mouvement Mazdak). Donc le roi qui craignait du mouvement Mazdak approche de plus en plus aux mob’ed (les prêtres zoroastriens) et en établissant les liens d’amitiés avec eux, leur mouvement devient sous terrain.

Après lui, son frère Anoushirvân surnommé Anoushé  Ravan c’est-à-dire à l’âme immortel, monte sur le trône et forme une période fleurissante pour les sassanides. Héritant d’un pays meurtri et troublé il répare des richesses spoliées, en s’occupant des femmes, enfants enlevés et orphelins, en restaurant la vie économique des compagnes et en reconstruisant les ponts et les qanâts. Il a modifié la taxation des impôts. Il a résolu les réformes militaires en transformant les guérilleros (armée irrégulière) à une armée permanente. Il a maîtrisé les nobles qui soutenaient les Mazdaks en leur demandant un taux élevé d’impôt.  

Il a décentralisé le pouvoir en partageant la région en quatre parties sous le contrôle de ce que l’on appelait Sepahbod (chef de l’armée). Il s’est occupé des affaires juridiques et a construit l’école médecine à Jondichapour. Les livres d’Aristot, Platon et Pahlavi ont été traduits. Sous l’ordre du roi le livre de Klile o Demne et le jeu aux échecs ont été transférés en Iran de l’Inde.
Khosrow Anou Chirvân en faisant quelques guerres avec les arabes et les turcs est avancé jusqu’au Yémen, la Mer Rouge et l’Océan Indien. Il est devenu un grand pouvoir dangereux pour le Byzance, lequel s’est allié avec les arabes et aux turcs pour maîtriser les iraniens. En fait après 50 ans de règne et un certains nombres de guerres avec eux, Khosrow est mort en signant le contrat de la paix avec les Byzantins.

Sous le règne de Khosrow la civilisation sassanide a connu un ultime rayonnement du point de vue politique (intérieur et extérieur), économique, militaire et scientifique. Khosrow va incarner l’idéal du roi bienveillant et sage, même si la réalité fut souvent moins belle.

Hormizd IV (591-628), le fils de Khosrow I sera la victime de l’unification des romains contre lui, alors il est renversé par un coup d’état mené par un général. Forcé de se réfugier à Byzance, Khosrox II Parviz parvient à reconquérir le pouvoir grâce à une aide de l’empereur byzantin Maurice et en échange de l’Arménie. Son règne est demeuré célèbre pour les fastes ruineux de sa cour, et pour son mariage avec une princesse chrétienne Shirin, qui devient, sous la plume de poètes musulmans, l’un des plus beaux romans d’amour. Ses conquêtes le mènent au nord- ouest de l’Inde puis en Arménie, en Cappadoce, en Syrie, jusqu’à Jérusalem : la  Vraie Croix du Christ. Ces succès donnent à l’empire une extension immense, mais ne parviennent pas à cacher ses problèmes intérieurs : un peuple écrasé par les impôts et la recrutement forcé de soldats, de nouvelles persécutions contre les chrétiens, un trésor dilapidé par le train de vie de la cour et les guerres.

L’empereur byzantin Héraclius reprend l’Arménie, entre en Mésopotamie et arrive à Ctésiphon en Irak. L’empire affaibli n’est plus que l’ombre de lui-même. Plusieurs roi se succèdent en quelques années : sans autorité, ils ne peuvent freiner le morcellement du pays en petits état autonomies. Yazdguerd III (632-651), le dernier roi, affronte sans succès une religion conquérante, née en Arabie, ce qui va bouleverser le Perse dans sa chair et dans son âme : l’Islam.

Le reversement des sassanides

Après sa mort de Khosrow Parviz, le pays connaît une instabilité et faiblesse. Pendant 14 ans avant l’arrivé de l’Islam 12 roi ont régné et sont tués. Alors Khosrow Parviz  n’ayant plus de fils pour lui succéder, ses filles Pourandokht et Azarmidokht prennent le pouvoir. En 636, les arabes par le commandant en chef de Sadebne Abi Vafs ont attaqué l’Iran, et Hiré à l’ouest de Euphrate (Forat), les arabes triomphent des persans à la bataille d’al-Qadisiya et Ctésiphon tombe en 637. C’est la où Yazdguerd III est assassiné par un meunier et ses descendants se réfugient en Chine. Les arabes ont dépouillé tous les biens des sassanides, Umar a donné l’ordre de mettre en pièce le précieux tapis que l’on appelait Bahar Khosrow c’est-à-dire le « printemps de Khosrow ».  Seules les régions du nord de l’Iran sont demeurées inaccessibles à causes d’une voie         montagneuse, mais finalement ils ont fini par accepter l’Islam avec du retard.

Les causes de l’échec des sassanides

1- La faiblesse politique, économique, sociale, l’immoralité et les guerres sans résultats de Khosrox Parviz.
2- L’assassinat des princes sassanides après Khosrow Parviz.
3- L’épidémie de la peste en 628 qui a anéanti un tiers de la population.
4- Une effroyable inondation qui a détruit l’économie de l’agriculture.
5-  Le reversement de l’état Hiré par Khosrox Parviz.
6- L’anéantissement de l’état Hiré (la mort de Noman-e bne Manzar) a renversé l’état régional entre l’Iran et les arabes nomades et a préparé le terrain pour l’invasion des arabes.
7- Le transfert de capitale de Perse à Babylone. Du point de vue géographique ce transfert a mis la Perse plus accessible à leur ennemi les romains, arabes et les turcs.
8- Du fait de la faiblesse de la religion, la spiritualité et le fanatisme des mob’ed (les prêtres zoroastriens) envers le christianisme, le Mazdakisme, Mandanisme et Judaïsme, les perses avaient perdu leur sentiment de patriotisme.
9- Un esprit et une motivation chevaleresque (Dans la pensée islamique la notion de « l’un des deux Bontés » signifie que pour la diffusion de la croyance, soit il faut tuer l’ennemi pour être victorieux, soit être martyre pour aller au paradis, donc être tué et tuer l’ennemi sont les moyens pour avoir le Bonheur), un bon commandement de l’armée arabe, les chevaux rapides et le désaccord et les dispersions des iraniens ont permis aux arabes de conquérir la Perse. 

 


  Dr. Mohammad Ali BASIRI 
         Reyhane FATHIPOUR 

     
 Connaissons l’Iran N°9

L’histoire et la civilisation d’Iran après l’Islam

 

L’ensemble des religions Zoroastrienne, Judaïsme et l’Islam ont formé la culture et la civilisation iranienne. La réciprocité de la civilisation Perse et Grèce et aussi Chine, Inde et Egypte a établit une deuxième culture et civilisation autour de ce royaume. Contrairement au  Bouddhisme qui fut  mal accepté par ce peuple, l’Islam a été chaleureuse accueille par les iraniens, alors une mélange de la culture iranienne islamique et arabe, forme la culture et la civilisation perse après les sassanides.

Au début du VIIe siècle, le Moyen Orient et l’Asie Mineur furent dominés par deux Empires Perse et Byzance (Rome). Mais, trois siècle auparavant en raison des rivalités et de différentes guerres politiques, ces deux derniers ont été affaiblis et de graves crises viendront compléter cet échec.

Face à cet événement, un autre Empire c’est-à-dire la terre de l’Islam, le prophète et ses successeurs ont fondé un état et une civilisation ethnique. Dès la mort du Prophète Mohammad (p.s) en 632, les quatre califes qui lui succèdent à la tête de la communauté musulmane inaugurent la conquête du monde. A l’est, les armées arabes renversent les sassanides, pénètrent en Asie Centrale et en Afghanistan, et atteignent les rives de l’Inde en 712. En 634, le calife Umar avait envoyé une ambassade à Ctésiphon, demandant la conversion de la perse à l’Islam. Deux ans plus tard les arabes triomphent des perses à la bataille d’Al-Qadidiya et Ctésiphon tombe en 637.

En quelques décennies, une poignée de musulmans venus des déserts d’Arabie vont non seulement conquérir un territoire immense, mais le convertir à la nouvelle religion et fonder une civilisation aujourd’hui riche de plus d’un milliard de personne.

S’installant en Iran, les arabes menaient une vie de plaisirs, inspirée par a cour des rois sassanides, a partagée entre la musique, la poésie, les chasses. Sous leur domination partout contestée, la gestion des régions conquises s’organise, les armées et les administrations sont formées ou restructurée selon les modèles perses, des villes sont créées ou développées. Les conversions modifient peu à peu le visage religieux des pays. Sur terre et sur mer, un commerce intense s’épanouit et bénéficie d’un empire plus vaste que l’Empire achéménide qu’aucune frontière ne morcelle. Si elle interdit l’usure et recommande un commerce équitable la loi musulmane favorise elle-même le développement économique pour  permettre à l’Islam de fructifier à l’intérieur d’une société économiquement forte, équilibrée et dynamique.

L’art musulman prend forme, inspiré par les œuvres antiques, byzantins ou perses. De l’empire sassanide, les Arabes conservent en grande partie le système administrative et le calcul de l’impôt foncier. La monnaie islamique (le dirham) s’inspire du drahm sassanide. L’art sassanide, enfin, va largement déterminer l’architecture, la céramique, l’orfèvrerie, les textiles ou encore la littérature et la musique.

Le désespoir, l’incroyance, une souffrance due des discriminations et une politique intolérable d’état sassanide sont des éléments qui ont causé l’échec de ce dernier. Par contre les soldats islamistes croyaient profondément au jugement dernier et au martyre, donc, leur esprit chevaleresque les a mené vers une grande victoire. Les régions nordiques (caspiennes) résistèrent pendant deux siècles à la conversation, pourtant, elles ont fini par accepter l’Islam.

Pendant le règne d’Abou-bekr (632-634), les mouvements ont été commencés pour conquérir l’Iran, Rome et Jérusalem.
Umar-e bne Khatab (634-643) : depuis le 2e calife dans certains guerres comme Pol (Jar), Qahran, Al-Qadidiya l’Iran sera complètement conquis par les arabes. Umar sera assassiné par Firouz surnommé Abou lolo en 643 à cause des conflits intérieurs.

Usman (643-655) fut le troisième calife qui a mis les Omeyyades sur le trône, ces derniers accusées d’avoir adopté un mode de vie licencieux, dispendieux et profane avec beaucoup de discrimination financiers et juridiques entre les musulmans arabes et non arabes, les musulmans ont contesté et par la suite en 655 Usman a été tué.
La succession d’Imam Ali (655-660)

Ensuite, Imâm Ali le quatrième calife a gouverné pendant 5 ans avec la justice et l’égalité. Il a destitué tous les califes d’Usman et a aboli le communautarisme, si bien que ces derniers ont contesté contre lui dans des guerres comme Jamal, Séfine et Nahravân. Il n’est pas sans intérêt de donner quelques détails sur ces guerres.

La première guerre fut sous la direction d’Aicha, Talhé et Zubair. En dépit d’un serment d’allégeance entre Imâm Ali et ces derniers, ils étaient contre lui. On a appelé cette guerre Jamal (chameau) car Aicha était montée sur un chameau considérée comme le guide des opposantes. A la fin, Imâm Ali a coupé les pieds du chameau d’Aicha et au respect du prophète, il l’a laissé partir. Et c’est ainsi que le combat finit.

La deuxième guerre fut entre Imâm Ali le quatrième calife et Mu’awiya le gouverneur d’Usman  c’est-à-dire un conflit entre Koufé et Damas (657). Mu’awiya n’a pas prêté un serment d’allégeance à Imâm Ali  et a expédié contre lui et une guerre de 4 jours a éclaté  entre eux et 25 000 soldats de l’armée d’Imâm Ali et 45 000 de celle de Mu’awiya ont été tués. Alors, pour empêcher de tuer les musulmans Ali a invité Mu’awiya à une geurre corps à corps. Craignant de cette proposition et avec la ruse d’Amro Asse,  Mu’awiya a donné l’ordre  de percer les Corans dans les baïonnettes. Cela a causé des désaccords dans l’armée. Celle d’Imâm Ali demandait de quitter la guerre. En fin on a décidé de mettre l’arbitrage entre les mains de 2 envoyés de chaque armée. Contre son désir Imâm Ali  avec l’insistance des autres a choisi Abou Moussa Ashari (il voulait choisir Abdelah-e bne Abasse) un homme naïf. De la part de Mu’awiya, Amro Asse sera le délégué, ils devaient tous les deux destituer Ali et Mu’awiya pour choisir un autre calife. Ashari le premier a déclaré devant le peuple : « Je destitue Ali et Mu’awiya comme si j’enlève mon bague de mon doigt ». Amro Asse le deuxième déclare par ruse : « Moi aussi comme Ashari  je destitue Ali comme si j’enlève mon bague de mon doigt, et comme je remets mon bague dans mon doigt je choisis Mu’awiya comme calife ».
En effet, cet acte a causé beaucoup d’oppositions entre les deux côté, et c’est ainsi qu’en finissant la guerre Ali continue à régner à Koufé et Mu’awiya à Damas.

La dernière guerre Nahravân, fut entre Ali et ses accompagnants (Khavârej), en voyant revivre l’arbitrage d’Ali, ils ont prétendu que Dieu seul est digne de gouverner les musulmans. Accusés à massacrer les musulmans, Ali les a tué un grand nombre en 659. En 660, Ali a été blessé par un coup d’épée par Abdol Rahman Moljm Mradi (l’un des Khavarej) et 3 jours après il a dit ses adieux.
       
BASIRI Mohammad Ali
Fahipour Reyhaneh

 Connaissons l’Iran N°10


Le règne et le martyre d’Imâm Hassan

 A la suite du martyre d’Imâm Ali, les habitants de Damas ont attesté le règne de Mu’awiya, et les habitants de Koufa ont prêté un serment d’allégeance à Imâm Hassan et l’ont poussé à faire la guerre avec Mu’awiya, alors Imâm s’est mis en route vers Damas. Pourtant selon les circonstances et les malentendus entre les soldats, et pour empêcher de tuer les musulmans, Imâm a préféré de faire la paix avec Mu’awiya. De Damas, Imâm est parti à Médine et a été empoisonné par l’une de ses épouses.
 Etant en Iran, selon les lois islamiques, les arabes recevaient la capitation des zoroastriens, mais leurs biens et leur religion furent respectés. Les temples des  zoroastriens étaient actives jusqu’au VIIe siècle en Perse. Au fur et à mesure ils ont émigré vers l’Inde (Bombai). Une partie minoritaire de ces derniers sont restés à Yazd et Kermân comme les héritiers de Zoroastre de l’Indo-européen. Durant cette période, les pensées philosophiques et scientifiques des zoroastriens ont eu beaucoup d’influences sur les musulmans arabes  surtout au moment du transfert de la capitale de Damas (Omeyyades) à Bagdad (Abbassides).
 Au cour du règne des Rachidiens, selon la tradition du Prophète (p.s), le principal critère de gouverner fut la compétence morale et religieuse, alors que durant l’existence de Mu’awiya, tout à changé, à force de l’épée et de l’argent il achetait, réprimait et empoisonnait ses rivaux (sans consulter les amis du Prophète (p.s)) ou les obligeait à prêter le serment d’allégeance pour son fils Yazid.
 C’est en raison du nom de leur grand père Omeyya qu’on l’a appelé Mu’awiya et ses successeurs les Omeyyades. Ils étaient 14, et ont régné 91 ans (41-132), ils ont été divisés par deux branches : Al Soffiân (Mu’awiya le fils de Abu Soffiân, son fils Yazid et son petit fils Mu’awiya) et Al-Marvân, (Marvân le fils de Hakam et son fils). Pendant leur domination, il y a eu deux séries d’événements intérieurs et extérieurs :

 Les événements intérieurs :

Après le renoncement d’Imâm Hassan au règne, Mu’awiya a mis sous le trône tous ses partisans sur les terres d’Islam. En 58, il a donné l’ordre de prêter un serment d’allégeance aux médinois pour son fils Yazid, seul Imâm Hossein le fils d’Ali, Abdoulay le fils d’Oumar, Abdou Rahman le fils de Babaker et Abdoulay le fils de Zobaïr ont refuse de prêter le serment, car Yazid fut une personne injuste, corrupteur et débouché qui buvait du vin publiquement, jouait avec les singes et ne respectait pas les traditions.
 Mu’awiya avait dit à son fils que ce dernier a deux vrais rivaux : Abdoulay le fils de Zubaïr et Imâm Hossein le petit fils de Prophète (p.s), et qu’il fallait tuer le premier et agir avec la prudence avec le deuxième. Les deux autres adversaires c’est-à-dire Babaker est âgé (58 ans) et il mourra bientôt, l’autre le fils d’Oumar Abdoulay aussi est une personne pieuse retirée du monde.
 En 60 Mu’awiya est mort et son fils Yazid lui succéda. Durant les 3/5 années du règne de ce dernier, l’un des grands événements fut le soulèvement d’Imâm Hossein, le petit fils du Prophète. En sortant de Hadj, il est parti vers Médine, et puis par l’invitation des habitants de Koufa pour prendre le pouvoir il s’y met en route. Avant arriver à la ville, Imâm y a envoyé son cousin Muslim (le fils d’Aghil) qui a été tué par le gouverneur de cette ville Obaydelah dans la nuit. Ensuite il a envoyé une armée pour arrêter Imâm et ses compagnons et il les écrasé. Par la suite il a envoyé sa femme et ses enfants captifs à Damas. D’autre événement c’est celui du massacre des habitants de Médine par Yazide.
En effet, déclarant que Yazid ne mérite pas le règne, Al-Marvân, de la deuxième branche des Omeyyades a pris le pouvoir.  L’islam a été diffusé jusqu’au Andalousie avec beaucoup de massacre et conflits intérieurs comme le soulèvement de Mokhtar à Koufa et l’occupation de cette ville. Hajaj le fils de Yousof fut le gouverneur sanguinaire de cette période. La révolte de Zaïd le fils d’Ali à Koufa et son assassinat par le gouverneur Omeyyade sont des autres événements durant cette date.

Les événements extérieurs :     

Durant le règne des Omeyyades, les conquis des pays de l’empire islamique s’étendaient. La conquête de Constantinople, Rome de l’est par les musulmans à plusieurs reprises n’a pas été réussite. Ils sont avancés de l’est jusqu à l’Inde et la frontière de Chine. Ils ont été arrêtés au nord des montages d’Alborz. Les musulmans furent souvent attaqués par Mâzandarân et Guilan (région du nord) qui avaient un très grand rôle dans la résurrection d’état Perse avant l’Islam, ils coopéraient avec les opposants des Omeyyades qui furent exilé en Iran (les chiites et les Gens de la Maison) car c’est en eux qu’ils voyaient le vrai Islam et non pas les Omeyyades qui étaient le symbole de la discrimination.
Pendant le règne de la famille Bouya c’est-à-dire les règne des chiites à Mâzandaran, ces derniers ont attaqué Bagdad et ont renversé Bani Abasse. Au nord de l’Afrique l’Islam s’étend jusqu’à la Tunisie et le Maroc. Au sud de l’Europe le commandant Omeyyade s’est mis en route vers Tarigh, après avoir passé par les eaux, il a brûlé les bateaux, il a conquis la montagne de Tarigh et Andalousie (Vandalousia, la famille sauvage germain) qui  a abouti à la conquête de Gharnate, Ghortabe, Talitale, ils ont même avancé jusqu’en France (Lion et Toulouse) et ont formé une belle civilisation. Cependant à la guerre de Poitiers (en France) à cause des soldats nouveaux musulmans de l’Afrique qui avaient plutôt un motif matériel que spirituel c’est-à-dire djihâd et martyre, l’armée musulman affaiblit et sera chassée de l’Europe.         

La famille Omeyyades et l’Iran et les iraniens

Durant un siècle de leur existence, les arabes dominaient les régions qui avaient un climat modéré, ils avaient gardé leur mode de vie primitif le nomadisme, ce qui causait le mécontentement des iraniens. Ils avaient divisé l’Iran en 4 régions avec des gouverneurs (Khorasan, Sistan Baloutchistan, Arak et Khousestân et Mésopotamie).
Avec les musulmans non arabes qu’ils appelaient Mavâli (les nouveaux libérés), à cause de leur pensée discriminative avaient un comportement inégal concernant le trésor public et l’impôt prélevé. De leur tour, les iraniens qui avaient donné le refuge aux Gens de la Maison et avaient admiré leur justice islamique en coopérant avec eux continuaient à leur combats politiques contre la famille Omeyyade pour libérer des insultes et la domination des arabes, les Gens de la Maison considéraient le ..
Les iraniens furent les défenseurs du soulèvement d’Imâm Hossein, Mokhtâr, Zaîd le fils d’Ali et Abu Muslim Khorâsani et participaient dans leurs révoltes.
Du fait que la famille des Omeyyades menait une politique injuste (discrimination raciale, pillage des biens des iraniens, ne pas avoir la permission de se marier avec les filles arabes, ne pas avoir des avantages pour les persans au moment de la paix, faire marcher à pied les soldats iraniens au moment de la guerre et les insultes les plus diverses), les iraniens se penchèrent vers leur propre religion zoroastrienne pour la résurrection d’état Perse.
 Commencé de Khorasan, une insurrection est menée par un persan Abumuslim (mort en 775) au nom d’une lignée abbasside qui remontait à Abbas, un oncle de Prophète (p.s). Dès 747, ce dernier sous la protection d’Imâm Reza, les chiites ont révolté contre la famille Omeyyade et ont formé un grand mouvement contre ladite (on les appelaient les Habits Noirs avec un drapeau Noir, le signe de l’opposition contre les arabes). Le mouvement continue avec la protection du peuple perse. Abu muslim conquit toutes les villes de Khorasan et avance au centre vers Ispahan et en rejoignant la famille Barmakiân à Muslim, les arabes ont été obligés de s’en fuir. A Bagdad les Abbasides ont profité de la faiblesse des Omeyyades pour fonder une dynastie, pourtant les iraniens ont même renversé cette famille qui descendait de la génération du Prophète et prétendaient le vrai règne et Imâmat. Les perses ont conquis Damas aussi, ils sortaient cadavres des Omeyyades des tombeaux, les fouettaient et les brûlaient pour se venger de la discrimination de cette famille envers les musulmans non arabes.

 

       Dr. Mohammad Ali BASIRI
       Reyhaneh FATHIPOUR       

recherche
recherche anticipé en recherche sur le web
banners
Ramadan

Radio IRIB fr

LA REVUE DE TEHERAN

IMAM khomeyni

al-hadj

SITE WILAYAT

la fondation de la pensée islamique
vote
désactiver le vote
Statistiques
visiteur de la page: 1574
les visiteurs de la journée : 92
visiteur de la page : 76294
les visiteurs en ligne : 2
téléchargement de la page : 1.2031

Home|Iran|Islam|Persian Language|FAQ|Contact Us|Links|Sitemap